Cela débute très fort avec la première de ces jeunes femmes qui vient nous raconter son histoire. Elle est manifestement fort cultivée et commence par une citation tirée du livre « Race et Histoire » de l’anthropologue Claude Lévi-Strauss. « Ainsi l’Antiquité confondait-elle tout ce qui ne participait pas de la culture grecque (puis gréco-romaine) sous le même nom de barbares ; la civilisation occidentale a ensuite utilisé le terme de sauvage dans le même sens. Or, derrière ces épithètes se dissimule un même jugement : il est probable que le mot barbare se réfère étymologiquement à la confusion et à l’inarticulation du chant des oiseaux, opposées à la valeur signifiante du langage humain ; et sauvage, qui veut dire “de la forêt”, évoque aussi un genre de vie animale par opposition à la culture humaine. » Le cadre est posé.

Le rejet de l’autre, ce racisme du quotidien qui pourrit nos existences (et celles de nos villes de banlieue), ces petits gestes d’exclusion minables, qui sont le lot de nos dix héroïnes nous apparaissent bien médiocres au regard de femmes autant exceptionnelles. Elles nous parlent de leur jeunesse, de leur vie, de leurs exploits, mais aussi de leurs échecs, de leurs envies, de leurs joies, etc. On est admiratif devant tant de volonté, devant tant d’humanité.

La presse est dithyrambique. Frédérique Roussel, dans Libération, écrit : « Une énergie solaire se dégage de F(l)ammes, de ces femmes dans la fleur de l’âge, rageuses, exaltées ou douces. À en rire parfois, en pleurer d’émotion aussi, devant cette danse de la vie et du doute. » Emmanuelle Bouchez, dans Télérama, en rajoute : « Bribes de vie, instantanés d’émotions, petits drames ou grandes aspirations… En tchatchant, chantant, dansant, elles racontent tout de cette France où elles ont pris racine et où s’écrit leur futur ».

Ce spectacle devrait être remboursé par la Sécurité Sociale, tant il fait du bien...

La distribution :

  • Interprète(s) : Anissa Aouragh, Ludivine Bah, Chirine Boussaha, Laurène Dulymbois, Dana Fiaque, Yasmina Ghemzi, Maurine Ilahiri, Anissa Kaki, Haby N’Diaye, Inès Zahoré.
  • Auteur et metteur en scène : Ahmed Madani
  • Assistante à la mise en scène : Karima El Kharraze.
  • Regard extérieur : Mohamed El Khatib.
  • Créateur vidéo : Nicolas Clauss.
  • Créateur lumière : Damien Klein.
  • Créateur sonore : Christophe Sechet.
  • Chorégraphe : Salia Sanou.
  • Costumière : Pascale Barre.
  • Coaching vocal : Dominique Magloire, Roland Chammougom.
  • Régisseur son : Jérémy Gravier.
  • Régisseuse lumière : Lou Beauvallet.
  • Chargée de diffusion et de développement : Marie Pichon.
  • Chargée de production : Naia Iratchet.
  • Assistante de production : Emmanuelle Duhot.
  • Production : Madani Compagnie.
  • Coproduction : Théâtre de la Poudrerie à Sevran, Le Grand T théâtre de Loire-Atlantique, L’Atelier à spectacle — Scène conventionnée de l’Agglo du Pays de Dreux, La CCAS, Fontenay en Scènes à Fontenay-sous-Bois, l’ECAM au Kremlin-Bicêtre.
  • Avec le soutien de : La Maison des métallos, Le Collectif 12 à Mantes-la-Jolie, La MPAA à Paris, La Ferme de Bel Ébat à Guyancourt, La Maison des Arts et de la Culture de Créteil, le CGET, le Conseil départemental de Seine-Saint-Denis, le Conseil départemental du Val-de-Marne dans le cadre de l’aide à la création, et ARCADI Île-de-France.
  • Madani Compagnie est conventionnée par le Ministère de la Culture et de la Communication — DRAC Ile-de-France et par la Région Ile-de-France.


Les liens :

  • Une présentation du spectacle sur YouTube.
  • Le spectacle « F(l)ammes » sur le site de la compagnie.