Enfin pour ma culture personnelle, la fabrication d'un diaporama (que vous pourrez télécharger en cliquant ICI)) a permis d'enrichir mes connaissances en la matière, et d'insister sur un certain nombre de points.

En premier, je souhaite revenir sur le « héros des logicil'homme le plus riche du monde els propriétaires » à savoir Bill Gates et sa société Microsoft. Bill Gates est reconnu comme LE pionnier dans le domaine de la micro-informatique. Il y a 38 ans de cela, il a alors 20 ans, il fonde la société de logiciels Microsoft. Au départ son entreprise achète le système d'exploitation QDOS pour en faire MS-DOS, puis conçoit Windows, système d'exploitation fermé, aujourd’hui en situation de quasi-monopole mondial. Il est devenu, grâce au succès commercial de Microsoft, de 1996 à 2007 et en 2009. En mars 2013 sa fortune personnelle est estimée à 67 milliards de dollars. Position dominante de Microsoft : presque 90 % des PC sont équipés de Windows.

L’achat de licences propriétaires (entre autres à Microsoft) coûte à l’État. Est-ce bien raisonnable dans ces périodes de crise ? C'est en réponse à des questions de parlementaires qu'en mai de cette année, le gouvernement révèle que de l'ordre de 1,5 milliard d'euros sur 5 ans (2007-2011) a été dépensé pour l'ensemble des licences de logiciels non libres. La dépense de l'État pour les logiciels de la seule société Microsoft (acquisition et maintenance) est évaluée à un montant global estimé pour l'année 2011 de 53,9 millions d’euros, dont 10,2 millions d’euros relèvent de logiciels préinstallés sur les postes de travail, 19,8 millions d’euros d'achats de licences et 23,9 millions d’euros de location de licences et de services.

Bien que déjà très impressionnants, ces chiffres ne suffisent pas à montrer l’impact financier réel des dépenses générées par les logiciels propriétaires dans l’ensemble du secteur public. En effet ces montants n'intègrent ni les dépenses des administrations publiques hors État (hôpitaux, collectivités, etc.) ni celles faites par l’État en dehors de sa centrale d'achat l'UGAP. Enfin, la séparation précise entre ce qui relève de l’achat du matériel et de celui des logiciels « préinstallés », n'a pas toujours faite dans les réponses à cette enquête !

Il est vrai qu'en matière d'informatique, la vente forcée est la règle. Il est pratiquement impossible de choisir son système d'exploitation et les logiciels installés lors de l'achat d'un ordinateur chez la plupart des revendeurs et notamment dans la grande distribution. Cette situation entraîne de graves conséquences, en déséquilibrant complètement l'offre sur le marché et en créant des situations de monopole. La commission européenne a déjà condamné Microsoft à une amende record, et cette même commission examine une nouvelle plainte contre la même société. En France cette situation est d'autant plus gênante que la loi française prohibe la vente liée.

Le 6 octobre 2011, la Cour de cassation a tranché dans l'affaire opposant l'UFC-Que Choisir à Darty. Dans sa décision, elle rétablit le droit des consommateurs à être informés sur les matériels et logiciels qu'ils achètent, mais sans trancher pour autant sur le droit des consommateurs à une vente découplée. L'APRIL note avec satisfaction que toutes les dispositions de l'arrêt précédent (fait en appel) et qui donnaient tort à l’UFC-Que Choisir, ont été cassées. En particulier celles qui se fondaient sur le fait que les acheteurs étaient incapables de comprendre comment fonctionnaient leurs propres ordinateurs.

Qu’attendons-nous ?

Personnellement j’ai fait un bout du chemin en installant sur une machine familiale UBUNTU...

Qu’attendent nos collectivités (nos communes, nos conseils généraux, etc.) pour mettre fin à notre situation de dépendance à Microsoft et autres Apple ?

Alors, on passe tous au « libre » ?