Ubuntu est une distribution - grand public – du système d'exploitation Linux (libre et gratuit) sponsorisée par la société Canonical qui assure de fait le support technique et la certification de ce système. Au final Ubuntu est un système stable, régulièrement mis à jour, sans virus et avec une interface agréable et personnalisable. Il est livré avec une suite de logiciels issus du monde du libre comme la suite bureautique « LibreOffice », le navigateur « Firefox » ou le logiciel de courrier électronique « Thunderbird ».

Ces systèmes, porteurs de valeurs, rentrent en conflit avec les systèmes propriétaires fermés, coûteux, installés sans notre accord préalable (les associations parlent de ventes forcées) dans les machines que nous achetons. Mais de premiers actes donnent espoir. De premières structures publiques se mettent à utiliser massivement les logiciels libres. C’est le cas des services de l’État qui utilisent depuis longtemps OpenOffice puis LibreOffice et où depuis des années les serveurs du ministère de la Culture tournent sous Linux. Les collectivités territoriales aussi ; les machines en libre-service à la médiathèque de Villepinte utilisent le système Ubuntu.

Et si la résistance au « tout Windows » était un des éléments (un tout petit certes, mais qui a du sens) de notre combat contre la marchandisation et le libéralisme ? Personnellement je le pense et sur ce front, là aussi, il me semble important d’être actif.

Cette nécessaire recherche de cohérence politique éclaire d’un jour nouveau une décision politique prise par ce gouvernement quant à ses orientations. Actuellement le Parlement examine le projet de loi sur l’Éducation nationale et « la refondation de l'école de la République ». Ce texte comprend un assez long article 10 sur le futur « service public du numérique éducatif ». Un amendement avait été voté le 24 mai au Sénat, qui précisait dans son alinéa 7 que « ce service public utilise en priorité des logiciels libres et des formats ouverts de documents ». Tout était bien sauf que...

Selon ZD Net, l’April révèle aujourd’hui que le gouvernement a déposé le 31 mai un amendement (n° 359) à l’article 10-alinéa 7 du projet de loi. « Il réécrit ce passage, qui devient: "Dans le cadre de ce service public, la détermination du choix des ressources utilisées tient compte de l’offre de logiciels libres et de documents au format ouvert, si elle existe."

S’il fallait encore s’en convaincre, la question des logiciels libres est bien éminemment politique.

Liens :