Ce viol en bande organisée a provoqué un mouvement de colère et d'indignation en Inde. Il faut dire que d'après des statistiques gouvernementales, le nombre de viols a augmenté de 17 % en Inde entre 2007 et 2011 et qu'à New Delhi, ville de 22 millions d'habitants, un viol est commis toutes les dix-huit heures selon les statistiques officielles (ce chiffre est bien entendu sous-évalué).

Porter plainte pour viol en Inde semble encore plus compliqué qu'ailleurs. Si j'en crois le journal Le Monde : « En avril, l'hebdomadaire Tehelka, enquêtant sur l'attitude de la police à l'égard des victimes de viol, avait recueilli (en caméra cachée) ces propos d'un inspecteur de police près de New Delhi : « Elle est habillée d'une telle manière que cela force les hommes à être attirés par elle. » Sur trente officiers de police interrogés par Tehelka, la moitié tenait ce type de langage. »

C'est alors que je ne peux m'empêcher de faire le lien avec ce curé italien de San Terenzo, dans le nord-ouest de l'Italie. Si l'on en croit le site de la Repubblica Genova, ce triste individu a affiché à la porte de son église le jour de Noël, le texte suivant : « les femmes, qui provoquent par leur habillement succinct, qui s'éloignent de la vie vertueuse et de la famille, provoquent les instincts et doivent se livrer à un sain examen de conscience, en se demandant : peut-être le cherchons-nous ? »

Le prêtre, Don Piero Corsi, a dû retirer son torchon et a annoncé qu'il renonçait à son ministère.

Au moins une bonne nouvelle. Par contre en Inde les manifestations de protestation ont cessé et la presse est passée à autre chose !

C'est dur d'être une femme en ce bas monde.

Liens :

- l'article d'un blog du Monde sur l'affaire de San Terenzo...