Villepinte : une démarche environnementale remarquable !

Lundi dernier, je me suis retrouvé à monter sur le toit du COSEC de Villepinte, sur lequel le Syndicat intercommunal de la périphérie de Paris pour l’électricité et les réseaux de communication (SIPPEREC) vient de terminer la pose de quelques 170 mètres carrés de panneaux photovoltaïques permettant une production d'une centaine de Kilos Watts crête.

Panneaux photovoltaïques sur toiture du COSEC

Ce COSEC sera après l'école Vert-Galant 2 le deuxième bâtiment communal villepintois à produire de l'électricité. Si l'école en produit à l'heure où j'écris ces lignes, ce n'est pas encore le cas pour le COSEC, la production ne commencera que dans les prochains jours. Dans les deux cas, la pose des panneaux s'est accompagnée d'une rénovation thermique des bâtiments. Dans celui de l’école, l'ensemble s'est par ailleurs intégré dans une réhabilitation plus lourde.

Au-delà de ce travail exécuté pour le moins discrètement, commençons à noter que cette municipalité a œuvré en rupture avec les pratiques de la précédente équipe municipale UMP. La rénovation du patrimoine municipal ne s'est pas résumée à des coups de peinture, mais s'est inscrite dans une démarche où l'obtention de réelles économies (sur les dépenses de fonctionnement) succédait à une austérité, à une réduction, tous azimuts des crédits et des moyens, cette dernière tenant lieu de réflexion politique !

Dès son élection en 2008, la nouvelle équipe municipale, sous l'impulsion de quelques élus plus impliqués, décida la mise en œuvre de deux « Bilans carbone ». Le premier a concerné les services municipaux, le second le territoire municipal. Ces deux actions, sorte d'état des lieux en matière d'émission de gaz à effet de serre, déboucheront dans l'élaboration d'actions politiques remarquables dont il faut regretter qu'elles soient conduites discrètement, pour le moins « sans tambour ni trompette ».

Pour ce qui est des services, la ville décida, dans l'année qui a suivi ces bilans, la mise en place d'un suivi des consommations énergétiques de la ville, des bâtiments communaux et de l'éclairage public. Sur la base de cette situation (qui montrait une fois de plus les conséquences néfastes de l'absence de vision de l'équipe précédente) la municipalité décida la rénovation y compris thermique des bâtiments les plus dispendieux et confirma la politique de ne construire (pour les équipements qu'elle s'était engagée de construire) que des bâtiments à faible consommation énergétique. Cela a conduit à mettre en place, dans un certain nombre de bâtiments ou cela était intéressant, des panneaux photovoltaïques. Début 2013, les deux premiers bâtiments produisent de l'électricité !

À noter que d'autres pistes ont été ouvertes depuis puisque la ville a lancé un plan de réduction des consommations en matière d'éclairage public et qu'un bureau d'étude spécialisé devrait prochainement commencer son travail.

Pour ce qui est du territoire, les possibilités d'action de la ville sur les pratiques des Villepintois et de leurs entreprises restent pour le moins limitées. Il en est de même pour le parc international des expositions qui est de loin le plus gros émetteur de gaz à effet de serre.

Pour autant, la mise en œuvre du « Bilan carbone » territoire n'est pas restée sans conséquence. Les élus ont souhaité que soit conduit un travail sur la précarité énergétique dans le cadre d'une convention avec l'université de Paris X Nanterre. Ce travail terminé, la ville n'a pas eu de problème pour convaincre la CA Terre de France de mettre en œuvre un réseau de point infoénergie. Le plus dur étant bien souvent le premier pas, la suite logique pouvait se mettre en place sans surprise, en particulier la mise en œuvre d'un plan climat territorial au niveau de la communauté d'agglomération.

La plus récente action issue de cette politique environnementale exceptionnelle, toujours avec l'objectif de limiter les émissions de gaz à effet de serre de la commune, est le travail conduit sur le réseau de chaleur de la ville, qui permettra d'utiliser la plus intéressante des énergies renouvelables : la géothermie.

C'est évident, la ville de Villepinte a manifestement pris la main en matière de développement durable et de bonnes pratiques.

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